La Communauté de communes du Pays de Thann a organisé, du 6 septembre au 17 septembre 2010, dans le cadre du programme européen Grundtvig, un :

ATELIER EUROPEEN DE FORMATION AUX ARTS DU RECIT

« CONTES CROISES »

Initiation aux arts du récit, travail sur l’oralité et la corporalité avec Stéphane Herrada, conteur professionnel et Elodie Laurent, professeur de danse contemporaine.

Echange interculturel portant sur les contes et légendes, les pratiques autour du récit, la tradition orale, la symbolique des contes et des personnages. Collecte et partage de textes issus des pays des participants à l’atelier autour de la thématique de l’eau et du fantastique. Initiation et création d’un Blog avec Benoît Vogel (dont le résultat est maintenant sous vos yeux)…

Vendredi 10 et samedi 11 septembre - Soirées contes à Roderen et Bourbach-le-Haut

Après une semaine de travail collectif sur un conte nous nous sommes lancés à présenter un petit spectacle d’un quart d’heure. Le conte de La dame blanche a été raconté en séquences par onze personnes. L’autre parti du groupe c'est-à-dire les autre onze personnes ont raconté le même conte par des mouvements chorégraphiés.

Alors le soir de vendredi 10 septembre nous sommes allés à Roderen. S’échapper sur une petite lisière de forêt était déjà merveilleux. S’échapper hors de la ville et les murs de nos bureaux de travail. A cette bonne impression s’ajoutait le gentil accueil des habitants de Roderen, en majorité des jeunes couples avec leurs enfants qui jouaient, mais les plus âgés aussi avaient un air jeune. Sur les tables des salades préparées à la maison attendaient notre arrivée et celle, bien sûr des saucisses et des beefsteaks préparées au feu. Prés du chalet en bois les hommes ont préparé un beau feu de camp. Mais avant de s’attabler Florence et Stéphane a présenté aux villageois notre atelier et notre travail aussi que chacun d’entre nous.


Tout le monde était prêt à regarder notre spectacle. L’espace du jeu a été désigné par nos corps en ligne. Les conteuses et les « danseurs » ont sorti de ce mur vivant. Et après leur morceau ils se sont retournés de nouveau dans le mur. Pour nous aussi était une grande surprise que les conteuses ont réussi non seulement de dire leurs morceaux en vainquant le peur de s’exprimer dans un langue qui ne leur est pas assez familière, mais aussi de transmettre l’essentiel du conte qui est plus difficile encore. Côté mouvement la surprise a été de se débrouiller sur un sol différent et bien sur en face d’un public.

Après le spectacle nous nous sommes assis pour manger dispersés dans le « public » c’est-à-dire les familles du village. Ils ont été très gentils, très accueillants, nous avons raconté nos histoires l’un à l’autre, ils étaient très intéressés, ils ont posé beaucoup de questions. Pendant une saucisse pourrait arriver même que la famille changeait autour de la table ou seulement quelques personnages, mais l’atmosphère ne changeait pas. Nous avons eu aussi le bonheur d’avoir un repas assez léger avec des goûts familiers qui nous soulageait après les déjeuners alsaciens des restaurants parfois un peu trop lourds pour quelques-uns d’entre nous.






Quand on a bien mangé tout le monde a été invité de s’asseoir près du feu, Florence a distribué un gros recueil de chantes. On a commencé donc à chanter, avec Florence en tête. Il y a eu aussi un guitariste qui ajoutait son accompagnement aux chants, donc tout était là pour créer l’ambiance d’un feu de camp. Donc sous la lumière du Grand Ours (les étoiles étaient une expérience de plus qui s’ajoutaient aux merveilles de ce soir) et de notre feu nous avons essayé de déchiffrer le texte de ces chansons plutôt françaises que nous les étrangers ne connaissaient pas, et de suivre si possible les chanteurs et chanteuses plus aisés.


Comme la nuit est peu à peu tombée nous nous sommes retournés avec les bons souvenirs du soir.






Le soir suivant nous avons répété notre spectacle mais à cette fois-ci à Bourbach-le-Haut. Arrivé au sommet de la montagne l’aspect des Alpes lointains s’est ouvert devant nous, avec les cimes couvertes de neige éternelle. Le lieu de notre spectacle était en fait un terrain de jeu aménagé pour les enfants au bord de la forêt avec bien sur ici aussi des enfants qui jouaient. Le grand bonheur était de voir nos deux professeurs (ou animateurs comme ils aiment se nommer) avec leur famille, les petits d'Elodie ou la fille benjamine de Stéphane qui donnait à tous sa jambe avec une grande sourire.


Ce deuxième spectacle avait ceci de particulier que jusqu’au milieu la nuit tombait très vite, en nous devions la finir en obscurité. Mais la deuxième fois tout de même nous avons pu le présenter plus délibérés, plus rassurés. Nous avons senti enfin les premiers fruits de notre travail.







Fait par Melinda

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